• DIY

    Veilleuse Origami


     
    Aujourd’hui, il fait tout gris sur Paris. Gris et brumeux. Un temps à rester chez soi, à se rouler en boule sous une couverture et à lire des BD toute la journée en buvant un thé très chaud dans une lumière tamisée.

    Ou à faire un DIY.

    Ou à faire un DIY qui vous permette de vous rouler en boule sous une couverture à lire des BD en buvant un thé très chaud dans une lumière tamisée.
    Évidement, ce DIY ne vous sera d’une quelconque utilité que s’il vous manquait la lumière tamisée – s’il vous manque la couverture, les BD ou le thé très chaud, on ne peut malheureusement rien pour vous. Mais il vous occupera une après-midi grise et brumeuse.
     

    Le DIY Veilleuse Origami

     
    Pour fabriquer la lampe, j’ai utilisé le DIY de Noémie du blog Pierre Papier Ciseaux que j’aime beaucoup.

    Vous pouvez suivre les différentes étapes de fabrication directement sur son blog, c’est très bien expliqué et je ne ferai certainement pas mieux.

    Quelques conseils néanmoins avant de commencer :

    1. J’ai utilisé des sets de table Les Baigneuses – Collection Pop (que vous pouvez trouver ici).

    Ce sont donc les dimensions d’un A3 (alors que le tuto ci-dessus propose de le faire avec du A4). Les deux sont possibles. Si vous choisissez le format A3, vous avez quand même besoin de 3 feuilles pour réaliser la veilleuse. Elle sera simplement plus grande en volume (avec un pliage tous les 4,2 centimètres et non tous les 3 centimètres).

    Autre option (mais qui peut s’avérer fastidieuse pour le pliage vu les dimensions) : utiliser un de nos chemins de table. Dans ce cas, un seul vous sera nécessaire. Vous diviserez alors en 30 et non en 10 ce qui donne un pliage tous les 3 centimètres.

    2. Pour vous faciliter le pliage, je vous conseille de commencer par tracer au crayon de papier au verso de votre feuille très légèrement les plis que vous allez devoir faire. Surtout si vous êtes débutant. Cela vous facilitera considérablement la tâche.

    Donc au verso de votre set de table, tracez un trait tous les 4,2 centimètres dans le sens de la hauteur. Puis les traits en diagonale comme indiqué dans le tuto et selon le dessin ci-dessous.

    Encore une fois, allez-y très très légèrement, surtout si vous avez choisi comme moi la version avec fond blanc des Baigneuses. Sinon, on verra vos coups de crayons lorsque vous allumerez votre guirlande lumineuse (et c’est moche).

    3. Si vous avez aussi chez vous les cartes de la Collection Pop, vous pouvez utiliser la ficelle rose fluo du packaging pour fermer la veilleuse, c’est très joli.
     

    Le Résultat ?

     
    Voilà le résultat !
     

     
    J’ai mis la mienne dans le tipi de mes enfants (autre DIY, à trouver ici).
    Vous pouvez la poser ou la suspendre, les deux sont très jolis.

    Voilà, bon pliage !
    Et n’hésitez pas à partager vos créations sur instagram #flamantjauneparis.
     
     
    With Love,
    Les Flamants Jaunes

  • Inspiration

    Les Baigneuses dans l’art

    Fin XVIIIe, les Baigneuses ont fait irruption en masse dans l’art occidental.
    D’Ingres aux innombrables baigneuses de Cézanne ou Renoir, en passant par Courbet et Picasso, on trouve des baigneuses par paquet dans tous les musées du monde, section impressionnistes surtout, sans doute un prétexte facile trouvé par les artistes pour assouvir leurs envies de femmes nues.
     

    Les femmes, l’art et la nudité

     
    Ouvrons d’ailleurs ici une brève parenthèse engagée.

    Saviez-vous que seulement 4% des artistes exposés au Metropolitain Museum de New York sont des femmes alors même que 76% des nus sont féminins ? [cf. l’excellent travail Do Women have to be naked to get into the Met. Museum ? des Guerilla Girls].
     

    De même, à peine plus d’une vingtaine d’artistes femmes figurent dans les collections de peinture du Louvre et le Musée d’Orsay, qui couvre pourtant une période bien plus récente, n’affiche que 7% d’artistes féminins…

    Vaste sujet sur lequel il faut absolument lire les travaux de l’historienne de l’art Linda Nochlin et son article paru en 1971 Why Have There Been No Great Women Artists ?.
     

    La démocratisation des bains de mer et la popularisation de la figure de la Baigneuse

     
    Mais revenons à nos baigneuses !

    Figure centrale de la peinture donc, notre imaginaire est rempli de femmes alanguies sortant d’un bain pris en pleine nature, entre copines. On papote tranquillement sous les arbres, nues évidement, en attendant de sécher.

    Il faut attendre le début du XXe siècle pour voir apparaitre, dans la peinture, des baigneuses en bord de mer et en maillot de bain (y a-t-il un lien de cause à effet ?).

    Dufy avec Les trois baigneuses, Picasso avec Les baigneuses et bien d’autres, montrent la progressive libération de la femme, les maillots à rayures et l’entre-deux-guerres insouciant. La baigneuse n’est plus un objet de désir languissant mais une figure en mouvement, à l’image de la géniale série des Baigneuses au ballon (#3 ci-dessous) de Picasso (1928).

    Avec la démocratisation des bains de mer, la baigneuse perd progressivement son statut de muse et se popularise, mouvement accéléré par l’arrivée au pouvoir du Front Populaire en 1936 et la généralisation des congés payés.
    On la retrouve alors déclinée à l’infini dans toutes les boutiques de souvenirs des stations balnéaires françaises : en céramique, en bronze, en bois, en plâtre, sur des poudriers, des cendriers, des bonbonnières, des salières, en souvenir d’un séjour à Deauville, Trépor ou Ostende…

    Les nôtres s’inscrivent dans cette même tradition populaire. Elles nagent, libérées, dans une mer étoilée infinie.

    Pour les découvrir, rendez-vous ici.

    With Love,
    Les Flamants Jaunes

 

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